Aspern-Essling : Première défaite de Napoléon ?

14/05/2020

En 1809, l'Autriche déclare la guerre à Napoléon qui l'envahit à nouveau, pour calmer leurs ardeurs.

Après avoir vaincu les autrichiens à plusieurs reprises, Napoléon marche sur Vienne.

Au même moment, sur la rive nord du Danube, l'Archiduc Charles attend Napoléon avec une puissante armée prêt à en découdre.

Prévoyant l'arrivée de Napoléon, il a coupé tout les ponts, obligeant Napoléon a mettre en place des ponts flottants avec l'aide du génie. Passant par l'île de Lobau qui devient un point stratégique de la campagne.

La nuit précédent la bataille, le génie installa de nouveau pont pour rejoindre la rive nord. Dès l'aube, les corps des maréchaux Lannes et Masséna traversèrent la rive et s'emparèrent des villages d'Aspern et de Essling

Les autrichiens attaquèrent vers midi, prenant par surpris les français qui étaient toujours en train de faire traverser leurs divisions.

Pris au dépourvu les combats aux corps-à-corps faisaient de nombreuses victimes et de nombreux blessés.

Les villages n'arrêtaient pas de changer de partie tout au long de la bataille. Les combats de rues, jamais très appréciés des hommes pour leurs cruautés, étaient d'une violence mortelle. Chaque maison, chaque coin de rue pouvaient être occupés par l'ennemi. L'étroitesse des lieux rendaient la marge d'erreurs des fusils beaucoup plus faible, le corps-à-corps amplifiait ce danger perpétuel.

Les victimes commençaient à se faire de plus en plus nombreuses lorsque Napoléon ordonna la retraite.

Les soldats se précipitèrent à traverser le pont alors que les autrichiens continuaient de les bombarder et de leur tirer dessus. 

Les ponts commençaient à se faire détruire lorsque le autrichiens lançaient sur le fleuve des bateaux explosifs qui firent de nombreuses victimes.

Alors que ses troupes se repliaient le Maréchal Lannes fut touché par un boulet de canon dans la jambe. Il fut ramené mais malgré une hospitalisation il mourut peu de temps après, à Vienne.

Le bilan de cette bataille fut tristement lourd. De nombreux soldats périrent dans les combats, d'une violence jamais vue pour l'époque, notamment aux corps-à-corps.

D'autres sont morts en traversant le fleuve durant la retraite.

Peu de temps après ,Napoléon prend sa revanche et écrase les autrichiens à Wagram, mais c'est une autre histoire...

Je désire vivre, si , je puis vous servir ainsi que notre France, mais je crois qu'avant une heure vous aurez perdu celui qui fut votre meilleur ami.

                           Derniers mots de Lannes à Bonaparte


Pertes et forces en présence :

Français : 26 000 blessés, morts ou prisonniers sur 66 000 hommes

Autrichiens : 21 000 blessés, morts ou prisonniers sur 95 000 hommes