11 mai 1745 : Bataille de Fontenoy

13/05/2020

En 1713, l'empereur du Saint Empire Romain Germanique Charles décide de léguer son patrimoine à sa fille Marie-Thérèse. Il promulgue donc un texte nommé la Pragmatique Sanction.

Les autres Couronnes européennes acceptent la succession de Marie-Thérèse en échange de territoires. 

En 1740, à la mort de Charles VI, Marie-Thérèse succède enceinte à son père. Les autres royaumes européens tentent de profiter de la faiblesse et de l'inexpérience de la jeune impératrice pour récupérer encore plus de territoires.

La Prusse en profite donc pour envahir la Silésie, une province riche et sujet de conflits entre les deux états, nommés Guerres de Silésie. L'Espagne, la Bavière, la Prusse et la France forment une coalition, l’Autriche se trouve des alliés auprès de la Russie, de l'Angleterre et des Provinces-Unies, c'est la Guerre de Succession d'Autriche.

La France envahit la Bohême et l'Autriche négocie avec la Prusse pour qu'elle sorte du conflit.


En 1745, lorsque l'Angleterre entre dans la guerre, la France envahit les Pays-Bas Autrichiens. Après avoir gagné à Tournai et avoir investi la ville, les français attendent une armée mixte composée de Néerlandais, d'Anglais et d'Autrichiens, dirigée par le Duc de Cumberland, qui attaque près de Fontenoy.

Le commandant de l'armée royale, Maurice de Saxe, place ses troupes sur une colline près de la ville de Fontenoy.

Les coalisés sont au nombre de 55 000, alors que les français sont au nombre de 40 000.

Sur le versant de la colline, une colonne d'attaque anglaises s'élance. Les canons français tirent faisant de très nombreuses victimes dans les rangs anglais.

Toute la journée les salves d'artilleries, le fracas des charges, les duels d'infanterie résonnent dans tout le champs de bataille. Une vision d'horreur pour le jeune Dauphin assistant avec son père à la bataille pour soutenir les soldats.

Selon Voltaire, c'est vers midi que Lord Hay  aurait sorti une flasque d'alcool et aurait bu tout en disant "Monsieur, faites tirer vos gens". Le Comte d'Anterroches, lieutenant grenadier aurait alors répliquer :"Nous n'en ferons rien, tirez vous-même". L'Histoire retiendra cette célèbre phrase : "Messieurs les anglais, tirez les premiers"

L'armée de Cumberland continua de lancer des assauts toute la journée. Le Maréchal de Saxe coordonna lui-même les contres-attaques.

À la fin de la journée, après les contres-attaque françaises, notamment celles des oies sauvages (des irlandais combattants pour la France), et les salves d’artilleries, les coalisés finissent par battre en retraite. 

 

Après cette bataille, le Maréchal de Saxe réussit à envahir la majorité des Pays-Bas Autrichiens. 

Présent à la bataille avec son père, le Dauphin reçu son baptême du feu. Le roi, après la bataille, dit à son fils excité par cette victoire :

Voyez ce qu'il en coûte à un bon cœur de remporter des victoires. Le sang de nos ennemis reste celui des hommes. La vraie gloire reste de l'épargner.

                                                   Louis XV